• Première étape : approche « zero therapy » - réduire au minimum les produits appliqués sur le visage, notamment cosmétiques et produits occlusifs. Cette mesure seule peut suffire dans les formes légères.
• Arrêter les dermocorticoïdes faciaux. Après une utilisation prolongée ou d’un corticostéroïde puissant, un sevrage progressif peut limiter la poussée rebond; ne pas reprendre le corticostéroïde en réponse au rebond.
• Si un corticostéroïde inhalé ou nasal est médicalement nécessaire, ne pas l’arrêter sans indication; rincer le visage et la bouche après utilisation peut réduire l’exposition cutanée.
• Formes légères/localisées : métronidazole topique 0,75-1 %, érythromycine topique ou pimécrolimus 1 % BID, généralement pendant plusieurs semaines.
• Le pimécrolimus peut être particulièrement utile lorsque la dermatose est associée à l’utilisation préalable de corticostéroïdes.
• Formes étendues, modérées à sévères ou réfractaires : tétracycline orale, notamment doxycycline, généralement pour une cure d’environ 4-8 semaines, parfois plus longue selon l’évolution.
• La doxycycline est utilisée principalement pour son effet anti-inflammatoire; elle peut entraîner photosensibilité, effets gastro-intestinaux et œsophagite.
• Éviter un schéma systématique du type doxycycline 100 mg BID jusqu’au blanchiment puis traitement d’entretien prolongé : la dose et la durée doivent être adaptées à la sévérité et la réponse, et l’antibiothérapie doit être limitée à la durée nécessaire. Les données disponibles sur les traitements de la dermatite péri-orificielle restent globalement de faible certitude.
• Grossesse ou jeune enfant : les tétracyclines ne constituent pas le choix habituel; érythromycine peut être une alternative selon le contexte clinique.